Plateforme traduction
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http://www.ummisco.ird.fr/perso/bacaer/
http://science-francophonie.over-blog.com/
http://www.ummisco.ird.fr/perso/bacaer/ (déjà 12 langues). Exemples d'articles traduits et révisés par un ou une collègue partenaire :
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Pour être lu dans le monde de la recherche, certains pensent qu'il faut et qu'il suffit de produire dans une langue commune, c'est-à-dire aujourd'hui l'anglais.
Ce n'est pas l'avis de tout le monde, et si l'on sait faire usage de la traduction automatique, il est tout à fait possible de préserver l'avenir, de soutenir la diversité linguistique y compris dans le domaine des sciences. Compte tenu des liens entre la créativité scientifique et une solide culture générale, il n'y a aucun doute que la diversité linguistique est une condition pour le maintien sur le long terme de la créativité scientifique.
Sans entrer plus loin dans ce débat philosophique, il est clair que la traduction permet d'améliorer la diffusion et la vulgarisation de la production scientifique, ce que tout scientifique qui se respecte doit admettre comme un objectif fondamental de la recherche. En effet, tous les lecteurs ne sont pas en mesure de lire dans des conditions de confort et de compréhension acceptables des ouvrages scientifiques de plusieurs dizaines ou centaines de pages.
Pour ces raisons, l'Observatoire européen du plurilinguisme a ouvert cette plateforme destinée à accueillir les scientifiques qui souhaiteraient s'inscrire dans cette démarche.
Clairement, il s'agit d'inverser la tendance. Au lieu de produire directement en anglais, il s'agit de produire directement dans sa langue et de traduire simultanément ou ensuite dans une ou plusieurs langues, dont l'anglais.
Le principe en est simple : un chercheur a suffisamment de connaissances en langue vivante pour utiliser un outil de traduction automatique et produire une première traducion de son travail dans une langue cible. Il entre en relation avec un autre chercheur ayant cette langue cible comme langue maternelle ou quasi langue maternelle et acceptant bénévolement de réviser la traduction de son collègue dont il est devenu partenaire. Si l'auteur de départ ne connaît pas la langue cible, c'est également possible mais il faut évidemment une confiance absolue, "aveugle" pourrait-on dire, dans son collègue. Il est également possible que le réviseur ne soit pas un spécialiste du domaine ni même un scientifique, mais tout simplement un traducteur professionnel ou amateur désireux de travailler gracieusement, au moins dans un premier temps, en tout pas selon les normes du marché à ce stade.
Ce partenariat dans un sens est évidemment réversible et le réviseur peut aussi devenir auteur et soumettre pour révision son article ou son ouvrage à son partenaire.
C'est toute la dynamique que l'OEP souhaite donner à cette initiative qui, dans le contexte actuel, apparaît comme une réelle et prometteuse innovation.
Nous invitons tous les chercheurs qui estiment maîtriser correctement la ou les langues cibles de rédiger et publier d'abord dans leur langue maternelle et de traduire en TA et publier dans la ou les langues cibles.
L'OEP
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Rappel : Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Nous renvoyons d'abord à la note Des contrats pour la science ouverte publiée par le Comité pour la Science ouverte
https://www.ouvrirlascience.fr/des-contrats-pour-la-science-ouverte/
Après l’adoption de la Loi pour une République numérique (loi no 2016-1321 du 7 octobre 2016) qui permet le dépôt des articles de revues par leurs auteurs dans des archives ouvertes (article 30), la France s’est engagée en 2019 à généraliser l’accès ouvert selon les principes du Plan S. Celui-ci vise à accélérer la transition vers le libre accès complet et immédiat aux publications scientifiques : « les publications financées par des fonds publics doivent être librement et immédiatement accessibles dans des revues ou des plateformes en accès ouvert ou dans des archives ouvertes à compter de janvier 2021 ».
Les modèles de contrat proposés ont été rédigés pour l’édition scientifique publique. Ils ont été conçus pour les périodiques et les ouvrages, en tenant compte des spécificités de chaque type de publication (imprimée et/ou numérique). Les contrats d’édition fixent pour chacune des parties (auteur d’une part, revue/éditeur d’autre part) ses obligations et droits respectifs. Des clauses ont été introduites afin d’inscrire ces modèles dans le contexte de la science ouverte et du Plan S (Plan national pour la Science ouverte).
Chaque contrat prévoit, en option, l’application de licences Creative Commons qui
- définissent clairement les conditions de réutilisation de l’œuvre ;
- renforcent les prérogatives de l’auteur en lui garantissant une large diffusion et une possible réexploitation de son œuvre dans des conditions clairement fixées ;
- permettent aux publications, suivant la licence choisie, d’être intégrées à des répertoires comme le Directory of Open Access Journals (DOAJ) ou le Directory of Open Access Books (DOAB) qui leur assurent une meilleure visibilité à l’international.
S'agissant des traducteurs dans un contexte de science ouverte, commencer par lire :
Droit d’auteur et traduction : ce que vous devez savoir
Les traductions, qu’elles soient à caractère technique, scientifique, administratif ou commercial, entrent dans la catégorie des œuvres littéraires. Conformément aux droits d’auteur traducteur, toute création de mots est protégée à condition d’être originale.
La cession des droits doit faire l’objet d’un écrit
Tout d’abord, il faut savoir qu’en France, la loi confère aux auteurs deux types de droits : le droit moral qui protège les intérêts économiques de l’auteur et les droits patrimoniaux qui permettent à l’auteur ou ses ayants droit d’exploiter son œuvre. Le droit de traduction doit impérativement être mentionné dans le contrat d’édition. Il s’ajoute ainsi au droit de reproduction et d’adaptation graphique, au droit de représentation ainsi qu’à la rémunération prévue en contrepartie de la cession des droits.
Voir la licence creative commons https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr-FR
Voici les éléments importants que nous retirons de cette documentation.
Conception et fondement des licences
Toutes les licences Creative Commons ont de nombreuses caractéristiques importantes en commun. Chaque licence aide les créateurs — nous les appelons titulaires de droits s’ils utilisent nos outils — s’ils conservent leurs droits tout en autorisant le public à copier, distribuer, et faire certaines utilisations de leurs œuvres — au moins à titre non commercial. Chaque licence Creative Commons assure également aux titulaires de droits qu’ils seront crédités et cités de la manière dont ils le souhaitent. Toutes les licences Creative Commons fonctionnent dans le monde entier et s’appliqueront aussi longtemps que dureront les droits d’auteur (parce qu’elles sont fondées sur les droits d’auteur). Ces caractéristiques communes servent de point de référence, à partir duquel les titulaires de droits peuvent choisir d’accorder des permissions complémentaires quand ils décident de la manière dont ils souhaitent que leur œuvre soit utilisée.
Le titulaire des droits qui met une œuvre sous licence Creative Commons répond à quelques questions lorsqu’il choisi une licence — dans un premier temps : "est-ce que je veux autoriser les usages commerciaux ?". Puis : "est-ce que je veux autoriser la modification de mon œuvre ?". Dans le cas ou un titulaire de droits choisit d’autoriser les modifications d’une œuvre, il peut aussi choisir de demander aux utilisateurs des œuvres que les œuvres dérivées soient rediffusées avec la licence initialement sélectionnée. Nous appelons ce concept "Partage à l’identique" ; c’est un des mécanismes qui permet aux communs numériques de grandir dans le temps. Ce concept est inspirée par la Licence Publique Générale (GNU) utilisée par beaucoup de projets de logiciels libres et open source.
Nos licences n’affectent pas les libertés que la loi accorde aux utilisateurs d’œuvres créatives par ailleurs protégées par les droits d’auteur, telles que les exceptions et limitations aux droits exclusifs. Les licences Creative Commons demandent aux utilisateurs d’œuvres de solliciter la permission des titulaires de droits pour effectuer tout acte sur une œuvre que la loi réserve exclusivement à un titulaire de droits et que la licence n’aurait pas autorisé expressément. Les utilisateurs d’œuvres doivent attribuer le titulaire de droits en citant son nom, garder les notices de droits d’auteur intactes sur toutes les copies de l’œuvre, et mettre un lien vers la licence à partir des copies de l’œuvre. Les utilisateurs d’œuvres ne peuvent pas utiliser de mesures de protection technique (DRM) qui restreindraient l’accès à l’œuvre par autrui.
Vous êtes autorisé à :
- Partager — copier, distribuer et communiquer le matériel par tous moyens et sous tous formats
- Adapter — remixer, transformer et créer à partir du matériel
- pour toute utilisation, y compris commerciale.
- L'Offrant ne peut retirer les autorisations concédées par la licence tant que vous appliquez les termes de cette licence.
Selon les conditions suivantes :
Licence 1
-
Attribution — Vous devez créditer l'Œuvre, intégrer un lien vers la licence et indiquer si des modifications ont été effectuées à l'Oeuvre. Vous devez indiquer ces informations par tous les moyens raisonnables, sans toutefois suggérer que l'Offrant vous soutient ou soutient la façon dont vous avez utilisé son Oeuvre.
Licence 2
-
Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions — Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'Oeuvre originale, vous devez diffuser l'Oeuvre modifiée dans les même conditions, c'est à dire avec la même licence avec laquelle l'Oeuvre originale a été diffusée.
Licence 3
- Attribution - Pas de modifications — Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'Oeuvre originale, vous n'êtes pas autorisé à distribuer ou mettre à disposition l'Oeuvre modifiée.
Licence 4
- Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale — Vous n'êtes pas autorisé à faire un usage commercial de cette Oeuvre, tout ou partie du matériel la composant.
Licence 5
- Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions — Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'Oeuvre originale, vous devez diffuser l'Oeuvre modifiée dans les même conditions, c'est à dire avec la même licence avec laquelle l'Oeuvre originale a été diffusée.
Licence 6
- Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification -- Cette licence est la plus restrictive de nos six licences principales, n’autorisant les autres qu’à télécharger vos œuvres et à les partager tant qu’on vous crédite en citant votre nom, mais on ne peut les modifier de quelque façon que ce soit ni les utiliser à des fins commerciales.
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La plateforme s'inscrit dans une démarche qui s'oppose à la domination du marché de l'édition scientifique par un petit groupe d'éditeurs essentiellement anglo-saxons avec des conséquences que l'on peut supposer néfastes pour la diversité et la créativité scientifique.
"Le multilinguisme et la science ouverte
Selon l’Initiative d’Helsinki sur le multilinguisme dans la communication savante, celui-ci permet de continuer à mener des recherches pertinentes au niveau local, de créer de l’impact par la diffusion des résultats de la recherche dans sa propre langue, de valoriser la diversité des travaux scientifiques et d’interagir avec la société. Or, si la culture scientifique est majoritairement véhiculée par une seule langue, partager des connaissances au-delà des organismes de recherche et des universités devient difficile. Le contraire de l’esprit de la science ouverte dont l’un des principes fondamentaux est la démocratisation de l’accès au savoir produit par la recherche. L’Initiative d’Helsinki a servi de point d’ancrage de la démarche du groupe de travail « Traductions et science ouverte » pour son rapport." (extrait de la lettre d'information de la science ouverte n°19)
"Des contrats pour la science ouverte
Après l’adoption de la Loi pour une République numérique (loi no 2016-1321 du 7 octobre 2016) qui permet le dépôt des articles de revues par leurs auteurs dans des archives ouvertes (article 30), la France s’est engagée en 2019 à généraliser l’accès ouvert selon les principes du Plan S. Celui-ci vise à accélérer la transition vers le libre accès complet et immédiat aux publications scientifiques : « les publications financées par des fonds publics doivent être librement et immédiatement accessibles dans des revues ou des plateformes en accès ouvert ou dans des archives ouvertes à compter de janvier 2021 [3] ».
(extrait de la lettre d'information de la science ouverte n°19)
A défaut d'un soutien public, certaines revues ayant opté pour l'ouverture sont conduites faire appel aux auteurs pour se financer.
S'agissant de la traduction, on est sur un modèle coopératif d'échange de services entre auteurs et chercheurs. Mais rien n'exclut le recours à des traducteurs professionnels pour la révision des traductions. L'important est cette activité s'effectue dans un cadre juridique sécurisé.
Par ailleurs, on pense que les bénéfices globaux tirés de la diffusion élargie des oeuvres grâce à la traduction bénéficiera au final à la profession de traducteurs dont la nécessité n'est pas remise en cause par la traduction assistée (terme préférable à celui de la traduction automatique).
Une plateforme de validation et publication : Episciences
Les comités éditoriaux des épi-revues organisent l'activité d'évaluation et de discussion scientifique des prépublications soumises ou sélectionnées. Les épi-revues peuvent ainsi être considérées comme une « sur-couche » (overlay) aux archives ouvertes ; elles y apportent une valeur ajoutée en apposant la caution scientifique d’un comité éditorial à chaque article validé.
Il n'y a pas de frais d'accès. Il n'y a pas de frais de publication.
Les objectifs sont de réaliser des revues à moindre coût et de mettre en œuvre le libre accès aux versions électroniques des articles.
Les épirevues peuvent être soit des nouveaux titres, soit des titres existants dont la politique d'accès permet de se joindre à la plate-forme. La plate-forme episciences.org est destinée à accueillir des épirevues de toutes disciplines scientifiques.
Episciences est un logiciel libre disponible selon les termes de la license GPL Version 3.
Episciences est par principe un acteur de la science ouverte et du libre accès. Les revues hébergées par la plateforme Episciences adhèrent aux principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Les articles sont disponibles en accès ouvert via Episciences et sur l’Archive d’origine ; ils bénéficient d’un accès pérenne et d’un identifiant unique. Comme tout article scientifique, ils peuvent être cités en respectant les règles déontologiques.
Voir aussi : Le CNRS encourage ses scientifiques à ne plus payer pour être publiés
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Il s’agit d’une idée qui a germé lors du colloque du 25 novembre 2020 sur la traduction automatique.
Actuellement, une pression très forte s'exerce sur les chercheurs pour qu'ils publient directement leurs articles et leurs livres directement en anglais. L'anglais est censé leur assurer la meilleure diffusion dans la communauté scientifique international. Si les avantages d'une langue commune ne peuvent être ignorés, mais le caractère exclusif de la langue commune présente des inconvénients collectifs considérables en termes de vitalité des langues scientifiques, de diversité linguistique et de communication scientifique. Il est observé que la diffusion des travaux scientifiques, et que la diffusion des résultats de la recherche dans le corps social, dès lors qu’ils sont traduits en plusieurs langues, dont l’anglais, est meilleure que s’ils sont publiés dans le seul anglais. De plus le chercheur qui n'a pas une très bonne maîtrise de l'anglais peut s'exposer à des dépenses de traduction au coût élevé qu'il ne peut généralement assumer lui-même.
Le projet est d'inverser cette tendance : encourager la publication scientifique en français et plus généralement dans la langue du chercheur. La contrepartie est de traduire le texte source en plusieurs langues y compris l'anglais. Sans l'appui de l'institution dont il dépend, cette traduction, il doit l'assumer lui-même. D'où le recours à la traduction automatique.
Aujourd'hui, nous disposons d'outils de traduction automatique d'une qualité exceptionnelle. Pour autant, nous ne pouvons pas avoir la garantie qu'aucun contresens ne sera commis, qui peut simplement résulter non pas des faiblesses du traducteur, mais aussi des imperfections du texte initial, ne serait-ce qu'une erreur de ponctuation, que seul le lecteur humain, en l'état actuel des logiciels, peut détecter.
Donc le chercheur doit être capable de se relire lui-même dans la langue cible. A défaut, il doit soit payer un traducteur professionnel faisant fonction de réviseur, soit se rapprocher de collègues natifs dans la langue cible qui acceptent d'entrer dans une démarche collaborative.
D’où l’idée que les auteurs soient encouragés à traduire les articles ou ouvrages en recourant à la traduction automatique, à la condition soit qu’ils soient eux-mêmes experts dans la langue cible ou que leurs traductions soient révisées par un traducteur professionnel ou un chercheur natif de la langue cible intervenant à titre bénévole.
Il va de soi que cette collaboration peut s'effectuer par des moyens ordinaires tels que la messagerie san spasser par une plateforme etlle que celle que nous proposons ici.
Néanmoins l'idée est de créer un contexte incitatif et de faciliter la mise en relation d'auteurs (chercheurs ou autres) avec des traducteurs/réviseurs qui peuvent être également auteurs.
Ce projet est matérialisé par un nouveau site expérimental, sous-site de l’OEP. Cette plateforme a plusieurs fonctions :
1- Information
Il s'agit de toute l'information que nous donnons ici sur l'ensemble de la problématique et qui se trouve regroupé dans le menu haut (à droite de l'écran)
2 - mise en relation
La plateforme est un lieu où le chercheur qui souhaite faire vérifier sa traduction, se présente, présente son travail, ses publications et passe une annonce. La voie la plus simple est celle du forum. Mais il peut aussi se créer un blog, sachant qu'il existe beaucoup d'autres moyen pour se créer un site personnel.
3 - travail collaboratif
Il s'agit pour le chercheur de travailler sur le texte cible de manière collaborative. Pour ce faire, la mise en place d'un wiki est envisagée. Mais a priori le forum est une modalité suffisante, et encore une fois, une fois le contact établi, le travail peut s'effectuer sans difficulté par messagerie internet.
4 - Publication ou aide à la publication
Cette publication s'effectue par la voie du blog de l'auteur qui peut aussi publier son travail sur un site personnel ou sur des plateformes telles que HAL, Academia.edu ou ResearchGate.net. L'OEP a son propre système de publication qui est la collection Plurilinguisme qui passe actuellement par la plateforme Bookelis.
La présente plateforme doit être considérée actuellement comme EN CONSTRUCTION. Elle fonctionne de manière expérimentale.
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EN CONSTRUCTION
Nous allons ici présenter trois outils facilement utilisables dans n'importe quel environnement. Cet article est appelé à se nourrir d'expériences. On considérera ce texte comme provisoire et incomplet surtout et probablement orienté par l'expérience personnelle de l'auteur. Nous traitons seulement d'un usage individuel avec un outil soit gratuit soit très peu cher.
Systran translate
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- Catégorie : Actualités du groupe de travail "Traduction et sciences ouvertes"
Le multilinguisme et la science ouverte
Selon l’Initiative d’Helsinki sur le multilinguisme dans la communication savante, celui-ci permet de continuer à mener des recherches pertinentes au niveau local, de créer de l’impact par la diffusion des résultats de la recherche dans sa propre langue, de valoriser la diversité des travaux scientifiques et d’interagir avec la société. Or, si la culture scientifique est majoritairement véhiculée par une seule langue, partager des connaissances au-delà des organismes de recherche et des universités devient difficile. Le contraire de l’esprit de la science ouverte dont l’un des principes fondamentaux est la démocratisation de l’accès au savoir produit par la recherche. L’Initiative d’Helsinki a servi de point d’ancrage de la démarche du groupe de travail « Traductions et science ouverte » pour son rapport1.
Pour les membres du groupe, la traduction constitue clairement une option possible pour répondre à cette nécessité d’ouverture. Leur objectif est d’identifier des possibilités techniques pour développer la diffusion multilingue de la science, en exploitant les récents progrès des technologies de la traduction. Ainsi, le multilinguisme à une large échelle dans la communication scientifique sera favorisé ; les chercheurs pourront publier dans la langue de leur choix sans pour autant être pénalisés ; un nouveau modèle d’accès, universel et multilingue, à l’information scientifique, verra le jour. Mais une condition est indispensable : « l’humain doit rester au cœur du processus, les technologies devant optimiser le travail sans devenir une contrainte ou une source de frustration pour les utilisateurs, que ce soit les intervenants dans le processus de traduction ou les lecteurs finaux. »
Les membres du groupe attirent également l’attention sur trois éléments essentiels à la réussite du multilinguisme :
- une adaptation de l’écosystème de l’édition scientifique ;
- des actions politiques pour repenser les systèmes et les métriques d’évaluation, ainsi que les mécanismes de financement ;
- un changement d’ordre culturel chez les universitaires, les chercheurs et les enseignants-chercheurs afin que la valeur des publications non anglophones soit pleinement reconnue.
Le rapport propose de poursuivre une double ambition :
1) favoriser un rayonnement de la production scientifique en français vers d’autres langues dans tous les continents et
2) briser les barrières linguistiques pour les citoyens, organisations et entreprises francophones souhaitant accéder aux résultats de la recherche internationale.
Dans un premier temps, le groupe montre la nécessité d’une approche raisonnée de la traduction, au vu de la masse de publications, pour tenir compte entre autres des usages et des besoins disciplinaires. Une telle démarche différenciée apparaît nécessaire dans l’optique de valorisation de la production scientifique française à l’international. Dans ce but, des expérimentations technologiques seront réalisées dans cinq disciplines scientifiques, sur trois paires linguistiques (français → anglais, anglais → français et français → espagnol) pour des raisons de disponibilité de ressources linguistiques et d’audience mondiale importantes, et sur des formats de publication abordables, notamment les métadonnées, les résumés et les comptes rendus d’ouvrages.
Le groupe présente ensuite un inventaire des outils de traduction, constitué de deux sections : une dédiée aux outils de traduction automatique et une consacrée aux outils de traduction assistée par ordinateur (TAO).
Enfin, le groupe de travail recommande à court et moyen terme les actions et les expérimentations listées ci-après :
- Analyse de la nature et de la volumétrie des corpus multilingues identifiés et étude de nouvelles possibilités pour la collecte ;
- Traitement des corpus collectés afin d’obtenir des bases de test et d’apprentissage et des ressources linguistiques mutualisées pour alimenter les systèmes de traduction ;
- Évaluation de moteurs de traduction automatique en utilisant les bases de test et d’apprentissage ;
- Organisation de journées d’étude rassemblant les porteurs des projets lauréats de l’appel Traductions scientifiques et d’autres acteurs pertinents pour faire des propositions sur la base de constats et résultats concrets ;
- Création d’un démonstrateur pour préfigurer un processus de traduction à grande échelle dont les résultats pourraient être révisés en vue d’être adaptés et pris en charge dans une chaîne éditoriale ;
- Élaboration d’un guide à destination des chercheurs et des institutions de recherche sur la traduction automatique, la rédaction en langue étrangère et la « rédaction claire » (adaptée à la traduction automatique) ;
- Étude de pistes de collaboration dans les réseaux d’éditeurs européens pour la constitution de corpus.
Les travaux du groupe s’inscrivent dans le cadre du Comité pour la science ouverte (CoSO) en partenariat avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), et se placent dans la continuité de l’appel à projets Traductions scientifiques, lancé en 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Le groupe est suivi par un comité de pilotage constitué de représentants des institutions partenaires (MESRI, CoSO, DGLFLF).
1 https://www.ouvrirlascience.fr/rapport-du-groupe-de-travail-traductions-et-science-ouverte/