La plateforme s'inscrit dans une démarche qui s'oppose à la domination du marché de l'édition scientifique par un petit groupe d'éditeurs essentiellement anglo-saxons avec des conséquences que l'on peut supposer néfastes pour la diversité et la créativité scientifique.

"Le multilinguisme et la science ouverte

Selon l’Initiative d’Helsinki sur le multilinguisme dans la communication savante, celui-ci permet de continuer à mener des recherches pertinentes au niveau local, de créer de l’impact par la diffusion des résultats de la recherche dans sa propre langue, de valoriser la diversité des travaux scientifiques et d’interagir avec la société. Or, si la culture scientifique est majoritairement véhiculée par une seule langue, partager des connaissances au-delà des organismes de recherche et des universités devient difficile. Le contraire de l’esprit de la science ouverte dont l’un des principes fondamentaux est la démocratisation de l’accès au savoir produit par la recherche. L’Initiative d’Helsinki a servi de point d’ancrage de la démarche du groupe de travail « Traductions et science ouverte » pour son rapport." (extrait de la lettre d'information de la science ouverte n°19)

"Des contrats pour la science ouverte

Après l’adoption de la Loi pour une République numérique (loi no 2016-1321 du 7 octobre 2016) qui permet le dépôt des articles de revues par leurs auteurs dans des archives ouvertes (article 30), la France s’est engagée en 2019 à généraliser l’accès ouvert selon les principes du Plan S. Celui-ci vise à accélérer la transition vers le libre accès complet et immédiat aux publications scientifiques : « les publications financées par des fonds publics doivent être librement et immédiatement accessibles dans des revues ou des plateformes en accès ouvert ou dans des archives ouvertes à compter de janvier 2021 [3] ».

 (extrait de la lettre d'information de la science ouverte n°19)

A défaut d'un soutien public, certaines revues ayant opté pour l'ouverture sont conduites faire appel aux auteurs pour se financer.

S'agissant de la traduction, on est sur un modèle coopératif d'échange de services entre auteurs et chercheurs. Mais rien n'exclut le recours à des traducteurs professionnels pour la révision des traductions. L'important est cette activité s'effectue dans un cadre juridique sécurisé.

Par ailleurs, on pense que les bénéfices globaux tirés de la diffusion élargie des oeuvres grâce à la traduction bénéficiera au final à la profession de traducteurs dont la nécessité n'est pas remise en cause par la traduction assistée (terme préférable à celui de la traduction automatique).

Une plateforme de validation et publication : Episciences

Episciences.org marie de façon innovante les deux voies du libre accès : la voie dorée par l'hébergement de revues en open access (épi-revues) et la voie verte puisque le processus de soumission des articles se fait par un dépôt dans une archive ouverte

Les comités éditoriaux des épi-revues organisent l'activité d'évaluation et de discussion scientifique des prépublications soumises ou sélectionnées. Les épi-revues peuvent ainsi être considérées comme une « sur-couche » (overlay) aux archives ouvertes  ; elles y apportent une valeur ajoutée en apposant la caution scientifique d’un comité éditorial à chaque article validé.

Il n'y a pas de frais d'accès. Il n'y a pas de frais de publication.

Les objectifs sont de réaliser des revues à moindre coût et de mettre en œuvre le libre accès aux versions électroniques des articles.
Les épirevues peuvent être soit des nouveaux titres, soit des titres existants dont la politique d'accès permet de se joindre à la plate-forme. La plate-forme episciences.org est destinée à accueillir des épirevues de toutes disciplines scientifiques.

Episciences est un logiciel libre disponible selon les termes de la license GPL Version 3.

Episciences est par principe un acteur de la science ouverte et du libre accès. Les revues hébergées par la plateforme Episciences adhèrent aux principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Les articles sont disponibles en accès ouvert via Episciences et sur l’Archive d’origine ; ils bénéficient d’un accès pérenne et d’un identifiant unique. Comme tout article scientifique, ils peuvent être cités en respectant les règles déontologiques.

Pour en savoir plus

Voir aussi : Le CNRS encourage ses scientifiques à ne plus payer pour être publiés